Tout le monde peut recevoir un diagnostic de cancer du poumon. Il s’attaque à tous sans discernement. Certains facteurs de risque peuvent toutefois augmenter la probabilité d’en être atteint. L’âge, la génétique, certains environnements de travail et l’exposition à des substances chimiques constituent certains de ces facteurs.

Facteurs de risque environnementaux

Les facteurs de risque environnementaux comprennent les éléments suivants :

Amiante

  • L’amiante est un minéral résistant à la chaleur qui était autrefois utilisé comme matériau isolant.
  • Si l’amiante dans les bâtiments est déplacé, de minuscules fibres sont relâchées dans l’air. Lorsqu’une personne inspire ces fibres, elles restent dans les poumons pendant longtemps.
  • Des études ont montré que les travailleurs exposés à l’amiante sont à risque de cancer du poumon.
  • Il faut généralement plus de 15 ans avant qu’une personne qui a été exposée à l’amiante présente un cancer du poumon.

Radon

  • Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore.
  • Le radon peut s’accumuler dans les espaces fermés mal ventilés et atteindre une concentration dangereuse.
  • Lorsqu’une personne respire du radon, les radiations de ce gaz endommagent l’ADN des cellules pulmonaires.

Les personnes qui vivent ou travaillent dans des endroits où ces facteurs de risques environnementaux sont présents ou qui sont souvent en contact avec ces éléments peuvent courir un plus grand risque de cancer du poumon que les autres. La pollution atmosphérique émise par les véhicules motorisés, les usines et les centrales électriques contiennent des particules microscopiques, des oxydes d’azote, des gaz d’échappement de diesels, du benzène et des hydrocarbures aromatiques polycycliques. Au travail, certaines personnes sont exposées à l’arsenic, à l’amiante, au chrome, au nickel, à la silice ou à l’uranium.

Tabagisme et fumée secondaire

La majorité des cas de cancer du poumon, soit environ 85 %, ont un lien direct avec le tabagisme, et particulièrement la cigarette. La fumée du tabac contient des carcinogènes, des produits chimiques toxiques qui provoquent le cancer et peuvent favoriser les dommages aux cellules avec le temps. C’est pourquoi le risque de cancer du poumon augmente avec le nombre d’années et le nombre de cigarettes fumées par une personne. L’inhalation de fumée détruit également le système de défense qui garde les substances nocives hors des poumons.

Il peut être très difficile d’arrêter de fumer. Il faut cependant se rappeler qu’il n’est jamais trop tard pour abandonner le tabagisme.

Si vous ou un de vos proches fumez, vous pouvez discuter avec votre médecin des différentes stratégies qui vous sont offertes pour vous aider à arrêter.

La fumée secondaire contient les mêmes produits chimiques nuisibles que celles inspirées par les fumeurs. L’exposition à la fumée de tabac provenant de cigarettes, de pipes ou de cigares est une cause importante de cancer du poumon chez les non-fumeurs.

Dépistage du cancer du poumon

Selon Cancer pulmonaire Canada, le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande maintenant le dépistage du cancer du poumon par des tomodensitométries à faible dose réalisée pendant trois années consécutives chez les personnes présentant un risque élevé, soit les personnes de 55 à 74 ans qui fument ou qui ont arrêté de fumer il y a moins de 15 ans et qui ont des antécédents de tabagismes d’au moins 30 paquets-années. Un paquet-année est calculé en multipliant le nombre moyen de paquets fumés chaque jour par le nombre d’années de tabagisme.

Il peut arriver que le cancer du poumon soit détecté à l’occasion d’un examen lié à toute autre chose (par exemple après un accident de voiture ou une crise cardiaque). Votre médecin pourrait parler de « découverte fortuite de nodules pulmonaires ». Il est important de demander à votre médecin si un suivi est nécessaire.

Des équipes possédant de l’expertise dans le dépistage du cancer du poumon travaillent dans des hôpitaux et des cliniques à l’échelle du pays. Adressez-vous donc à votre médecin pour être orienté vers l’une d’entre elles ou communiquez avec l’association contre le cancer de votre province pour obtenir de l’aide dans votre recherche d’un centre possédant une telle expertise.

Devriez-vous vous soumettre à un dépistage du cancer du poumon?

Si vous croyez présenter un risque élevé ou si un médecin a recommandé le suivi d’un nodule pulmonaire, il vaut mieux vous faire examiner régulièrement par votre médecin. Durant l’un de ces rendez-vous, votre médecin pourrait effectuer un dépistage du cancer du poumon selon le degré de risque que vous présentez. Informez votre médecin de tout signe ou symptôme que vous éprouvez afin qu’il puisse déterminer si un dépistage est approprié.