Lorsque votre médecin vous a parlé du type de cancer du poumon dont vous êtes atteint, il est possible que vous ayez eu de la difficulté à absorber tous les détails, les termes et les phrases. C’est tout à fait normal; tous ces renseignements peuvent parfois être accablants. Il est cependant important de vous familiariser avec les types et les stades de cancer du poumon et la façon dont certains traitements peuvent aider.

On distingue deux principaux types de cancer du poumon : cancer du poumon à petites cellules (CPPC) et cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC). Les mots « petites cellules » et « non à petites cellules » font référence à la taille des cellules contenues dans la tumeur, et non à la taille de la tumeur elle-même. Pour en savoir plus sur le CPPC, cliquez ici

Dans certains cas, plus le cancer du poumon est détecté tôt, meilleur est le pronostic.

Si vous croyez présenter un risque élevé, il vaut mieux vous faire examiner régulièrement par votre médecin. Celui-ci déterminera s’il est nécessaire de procéder à un dépistage en fonction des symptômes que vous présentez.

Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs recommande dans ses lignes directrices de 2016 d’effectuer un dépistage du cancer du poumon chaque année pendant jusqu’à trois années consécutives chez les personnes qui répondent aux critères suivants :

  • Âge entre 55 et 74 ans et antécédents de tabagisme d’au moins 30 paquets-années, et
  • Tabagisme actuel ou abandon du tabagisme dans les 15 dernières années.

Un paquet-année équivaut à fumer en moyenne un paquet de cigarettes par jour pendant une année. Par exemple, une personne peut présenter des antécédents de 30 paquets-années en fumant un paquet par jour pendant 30 ans ou 2 paquets par jour pendant 15 ans.

Ces recommandations ne s’appliquent pas aux adultes qui ont déjà eu le cancer du poumon ou qui en ont déjà présenté des signes ou symptômes.

Dépistage du cancer du poumon

La méthode recommandée pour le dépistage du cancer du poumon est la tomodensitométrie à faible dose dans un établissement où travaillent des personnes expérimentées dans le diagnostic et le traitement précoces du cancer du poumon.

Chez les personnes présentant un risque élevé de cancer du poumon, la réponse au traitement est susceptible d’être meilleure si le cancer est diagnostiqué dans ses premiers stades, avant même l’apparition de symptômes. C’est pourquoi il est extrêmement important d’avoir une conversation honnête et ouverte avec votre médecin au sujet de vos antécédents de tabagisme et des autres facteurs qui pourraient faire augmenter vos risques d’être atteint d’un cancer du poumon.

Si vous craignez avoir un cancer du poumon, discutez du dépistage de la maladie avec votre médecin. Communiquez avec un professionnel de la santé ou votre association provinciale du cancer pour en savoir plus au sujet du dépistage du cancer du poumon dans votre région.

Partout au pays, des hôpitaux et des cliniques disposent d’équipes ayant l’expertise pour procéder à un dépistage du cancer du poumon. Parlez donc à votre médecin de famille pour être orienté vers l’une d’entre elles ou appelez votre association provinciale du cancer pour obtenir de l’aide afin de trouver un centre ayant une telle expertise.

Certains hôpitaux (comme le William Osler Health System) possèdent également leur propre programme de dépistage du cancer du poumon. Consultez le site