À propos de Heidi :
- Vit avec son mari Pierre, son amour de jeunesse
- Heidi et Pierre ont 3 enfants maintenant adultes
- Heidi détient une maîtrise en éducation en matière de santé et a été entraîneuse pendant 16 ans
Le parcours de Heidi
- Diagnostic de cancer du poumon de stade 3A
- Le dépistage des biomarqueurs n’a révélé aucune mutation
- Plan de traitement : chimioradiothérapie avec perfusions d’immunothérapie toutes les 2 semaines
- Le plus récent cliché d’imagerie n’a révélé aucun signe d’activité du cancer du poumon
Le point de vue de Heidi
Ma vie a changé du tout au tout à l’âge de 55 ans, le jour où j’ai reçu un diagnostic de cancer du poumon au stade 3A. J’ai senti un élancement familier du côté gauche, vers le bas, et j’ai pensé qu’étant donné mon âge et mes antécédents de kystes aux ovaires, je devrais consulter mon gynécologue. Ce dernier a demandé une tomodensitométrie du thorax, de l’abdomen et du bassin afin d’écarter quoi que ce soit d’inquiétant; les résultats ont été bouleversants. Après un examen et une échographie, le médecin m’a dit que j’avais un kyste de 6 cm sur l’ovaire gauche.
Mon diagnostic
Les résultats de la tomodensitométrie ont été bouleversants.
Mes pensées se sont emballées. Comment pouvais-je avoir un cancer du poumon de stade avancé? Je m’entraîne tous les jours – cardio, musculation, exercices du tronc et alimentation naturelle – cela fait partie intégrante de ma vie et de qui je suis. Je suis éducatrice en santé et entraîneuse. Je donne des cours de conditionnement physique à des professionnels de la santé, je vis une vie axée sur la prévention et je n’ai jamais fumé.
L’importance du dépistage du cancer du poumon
J’ai appris beaucoup de choses depuis mon diagnostic : le cancer du poumon est le cancer le plus mortel au pays, et les investissements dans la recherche sur cette maladie sont disproportionnés comparativement à la recherche sur d’autres types de cancer.
Demander un deuxième avis
Mon pneumologue m’a dit de mettre mes affaires en ordre. Après avoir vu mon oncologue et obtenu un deuxième avis, le plan de traitement et les résultats potentiels étaient bien plus optimistes.
À la suite du diagnostic, on a procédé à une recherche des biomarqueurs de base qui n’a révélé aucune mutation activatrice. Comme je présentais une atteinte multistation, la maladie était considérée comme inopérable, et on m’a offert une option de traitement : la chimioradiothérapie suivie d’une année d’immunothérapie administrée par perfusion toutes les deux semaines, si je les tolérais.
Processus thérapeutique
Le changement inattendu qui est survenu dans ma vie après le diagnostic est ma capacité à demeurer autonome. Je continue de travailler, je me nourris normalement et je reste en forme.
Les contrecoups émotionnels
Émotionnellement, toutefois, le diagnostic a eu d’importantes répercussions sur moi et ma famille. Je ne m’attendais pas à me sentir sur la défensive aussitôt que quelqu’un apprenait mon diagnostic. Jamais on ne m’a dit être désolé pour moi; la première chose qu’on me lançait était un commentaire comme quoi on ignorait que j’étais fumeuse. Cette stigmatisation me blesse profondément et m’a causé plus de souffrance émotionnelle que toute autre chose.
Je vis le moment présent du mieux que je peux, mais lorsqu’approche la date de l’examen d’imagerie, mon anxiété est à son plus haut. J’obtiens un résultat favorable et je planifie plein d’activités amusantes et des voyages – principalement des visites auprès de mes enfants et dans les lieux qui se trouvent sur ma liste des endroits à visiter avant de mourir –, et cela m’aide à vivre à plein. Apprendre à vivre à fond un intervalle de trois mois à la fois est devenu notre routine et nous a permis de vivre de nombreuses expériences agréables.
Espoir dans l’avenir
Le fait de bien aller me donne de l’espoir. Je suis déterminée à me mettre de l’avant, à raconter mon histoire et à sensibiliser les gens au fait que toute personne qui a des poumons peut avoir le cancer du poumon.